vendredi 22 juin 2012

On dirait le Sud...

... oui,  mais le Sud-Aveyron !

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(le rougier de Camarès)

Le rouge de la terre, les genêts d'or et le bleu du ciel ... Ca me rappelle le "terrier" de Font Rami, de Varailhac, ou de Cazouls tout près de mon village natal.

C'était lors d'un rapide et impromptu aller-retour à Camarès, la belle endormie.
Il fut un temps où la gent féminine des hauts cantons de l'Hérault, voulant s'offrir un beau vêtement de cuir, faisait un "saut" jusqu'à Camarès ou se trouvaient les ateliers Mac Douglas. Si la marque (de luxe) existe toujours, elle n'est plus abritée sous cette toiture à la silhouette découpée comme un long zigzag sur l'horizon. Elle s'est délocalisée et elle a déserté ces lieux considérés comme trop ...
Trop quoi?... Trop ploucs ? - Non, non, trop excentrés.
 ... me plaît pas, le verbe déserter. Synonyme d'accomplir une mauvaise action.
Remarquons que ce n'est pas la première fois que ce lieu est victime d'ostracisme. Là, au même endroit, sous ces mêmes toits, étaient des fabriques de draps, de molletons ou de couvertures pour les militaires, dont l'usine Rachou ... Plus aucune draperie aveyronnaise depuis les années 1960.
Trop quoi celles-là ? Trop ploucs? - Non, non, trop spécialisées.

A Camarès, allez donc faire provision de biscotins à l'atelier situé après le pont. Et, tout en regardant travailler la petite équipe familiale des biscuitiers, vous dégusterez les différents produits de la Maison Majorel. Testez et choisissez ! C'est ce que j'ai fait !

Tout à côté se trouve le petit village d'Andabre. Difficile de croire que ce fut une cité thermale. Mais si, mais si !
Et pour quelles affections ? - Je ne sais pas trés exactement, mais la "pub" annonçait : " Ne tournez pas autour du pot. Allez à Andabre." 

Sur le retour, je n'hésite pas à quitter le goudron pour aller voir de plus près la belle église de Saint Pierre d'Issis.
(Saint Pierre d'Issis)
En parcourant le cimetière devant l'édifice, tout tristounet de ses quelques vieilles pierres tombales allongées sur un sol desséché, il me souvient d'avoir eu en main une partie de registre énumérant les naissances, les morts - et les causes  de ces décès - sur cette paroisse. Oui, autrefois, ce petit territoire était une paroisse .
A lire: 
De Marie Rouanet, l'arpenteur . Une écriture juste et ciselée. Un régal.

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