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dimanche 3 juin 2012

(Rodez, église Saint-Amans XVI°siècle)
Curieuse statue polychrome qui représente la Trinité, exposée dans l'église Saint-Amans, où elle fut découverte voici quelques années.
Aujourd'hui les chrétiens fêtent la Trinité, vrai mystère s'il en est.

Je ne fais ici aucun prosélytisme. D'accord?

Ceci étant dit, j'aime cette représentation.
Le Père nul ne l'a vu, même si les Evangiles rapportent "Celui qui me voit, voit mon Père". L'Esprit sous forme de colombe - c'est une image plus connue - sort de sa bouche. Et, entre ses bras, la Croix où devait être Jésus, mais le visage n'a pas survécu à la folie des hommes ...
Telle qu'elle est, même martyrisée, cette Trinité me plaît, et c'est souvent que je la visite dans cette église où fut célébré notre mariage.

Le week-end dernier, grâce au Grand Randonneur en chef de mon village natal, j'ai découvert Caninals, puis Salabert et enfin Le Priou.
Le thème de la balade était "les cistes". Oui mais les cistes ne nous avaient pas attendus. Quand c'est l'heure de fleurir, ils fleurissent, et après l'heure - n'est-ce-pas - ...

Quelques-uns cependant ont eu pitié de nos godillots, ici,


ou encore là,
Et puis quoi encore ? De l'eau ...
...celle qui coule de la fontaine de Salabert,

...et celle du sentier qui remonte (le sentier, pas l'eau...) vers Le Priou, où paressait une belle fougère,
Mais la fine céphalentère, orchidée timide et rosissante, n'a pas voulu se laisser prendre en photo. Désolée!

Ma trinité à moi, de l'eau, des fleurs... et des randonneurs : 
Ca, c'était samedi. Et dimanche, c'était quoi le programme?
- Fonseranes, pour assister à la messe.
Et frère Basket ?
- Toujours là. Plus dans le choeur, mais au premier rang, acoustiquement dépendant et en charentaises. Frère Pantoufles désormais.

mercredi 24 février 2010

Frère basket

Parfois, quand nous sommes dans le 34, j’aime assister à la messe dominicale dans une maison de retraite pour 3me âge … ecclésiatique ! Le lieu me plaît assez. Eloigné de l’agitation de la ville, près du canal, c’est un petit ensemble de bâtiments autour d’un ancien parc un peu délaissé, avec une église de dimensions modestes.

Naguère, on pouvait y pénétrer par une sorte de garage où se trouvait un point d’eau. Maintenant, on doit passer par l’entrée "officielle", avec loge de gardien (désormais désertée), et un jardin ordonné de façon géométrique, toujours fleuri. Je me souviens d’y avoir vu de beaux arbustes, comme des grenadiers, mais taille mini, homéopathique, avec de jolies petites fleurs rouges qui semblaient être en cire.
Par le passage couvert, au fond, sur la gauche, on allait en famille visiter une crèche très artisanale où les personnages étaient animés par tout un système de roues de bicyclette… Cette machinerie inventive se laisse découvrir quand on contourne la scène de la Nativité. C’est, je crois, l’œuvre d’un prêtre résident.

Dans cette église sobre et claire, deux choses surprennent.
Tout d’abord, les cohortes de personnages peints de couleur sombre sur chacun des deux longs murs : on peut y voir des "têtes connues" - dans l’histoire de l’Eglise s’entend !- Comme une procession qui s’avance, en deux colonnes, jusqu’à l’autel…Une B.D., quoi !
Ensuite les bancs pour les fidèles. Fidèles âgés certainement, pour lesquels quelque ergothérapeute spécialisé en la matière (?) a inventé le rembourrage nécessaire à l’arthrose si bien partagée. Au dos de ces bancs, des petites étagères s'ouvrent par des panneaux coulissants sur les livres des uns… mais pas des autres ! Je me souviens d’avoir "squatté" - sans le savoir - le banc d’un ancien qui, gentiment, avec un sourire désolé, et en s’excusant, me le fit remarquer. Chacun à sa place !

Mais j’aime aussi particulièrement ce lieu pour la présence d’un frère, frère des Ecoles Chrétiennes comme on disait, lui aussi d’un âge avancé, toujours vêtu - et c'est le seul - de la soutane noire avec rabat, sorte de double cravate courte et blanche (non, non, je ne suis pas spécialiste!). L’ourlet, un peu court, du vêtement noir laisse voir ses chaussures : des baskets !...
Je n’assiste pas à l'office seulement pour lui, évidemment, mais j’aime à rencontrer ce retraité au visage serein. Il accomplit ce qu'il a à faire tranquillement, au sein d'un rituel parfaitement réglé... Serviteur à sa place, c'est ici l'expression qui convient .
Je ne lui ai jamais parlé – et d’ailleurs, que lui aurais-je dit ? –
A chaque fois que je reviens, je le cherche avec une sorte d’angoisse.
Mais oui, frère basket est bien là. Merci .